Un troisieme groupe, de filles cette
fois ci, a rejoint le concours.
Les trois groupes ont travaille de
manière totalement differentes : Le premier a
choisi d ecrire le conte, puis de l
illuster, le second a fait l inverse et les
filles ont travaille en simultane. Les
resultats sont egalement tres
interessants puisque nous retrouvons
des morales tres differentes a chaque fois.
Le point commun de ces contes est
l’intervention de Dieu ou des dieux dans les
contes, ce qui est assez representatif
de cette diversite religieuse en Inde et
de l’attention qui porte ici aux
respect des croyances. Le travail avec les
enfants s est revele extremement
enrichissant et nous sommes tres fiers d’eux
puisqu ils ont reussi a mener ce projet
du tout debut (choix des personnages) a
son aboutissement (mise en forme et
presentation) avec un esprit d equipe
incroyable.
La semaine qui arrive est consacree a
la preparation de la presentation du conte
a l ensemble des enfants de l
orphelinat. Il s agit donc pour les equipes de
relier leur conte et de mettre en scene
l histoire. Certains ont deje ecrit une
melodie et reflechissent a la
preparation des costumes.
Dimanche prochain aura lieu la
ceremonie de cloture au cours de laquelle l
ensemble du staff selectionnera la
meilleure equipe selon trois criteres :
meilleurs dessins, meilleurs conte,
meilleure presentation ; ce qui nous
permettra d aboutir au « Very Best
Indian Tale of the Year ».
Nous avons beaucoup de chance puisque
le staff nous aide a preparer un montage
des videos que nous avons prises et a
trouver un retroprojecteur, notre surprise
pour les enfants.
Nous n aurons peut etre pas le temps de
vous envoyer les resultats avant de
quitter l Inde mais voici au moins
quelques lignes d un des contes termine
(traduit de l’Hindi en anglais puis de
l anglais en francais), et en pièce
jointe deux dessins (et le texte Hindi)
se rapportant aux paragraphes :
« Il etait une fois, dans un petit
village du Nord de l'Inde, un homme très
pauvre qui s'appelait Nasim. Il vivait
dans une petite hutte à l'extrémité du
village. Il n'avait pas de travail et
ne gagnait pas d'argent. Heureusement, les
alentours du village lui donnaient de
quoi survivre puisqu’il y avait une petite
rivière où l'on pouvait pêcher et des
arbres de toutes sortes qui donnaient des
fruits très sucrés. Il se satisfaisait
donc de cette maigre nourriture.
A coté de sa maison, il y avait un
grand champ qu'il aurait pu cultiver. Mais il
était trop pauvre pour acheter des
semences et les autres habitants ne voulaient
pas l'aider, trop occupés qu'ils
étaient à leurs propres corvées.
Alors, il errait dans le village et ses
environs. Le soir, il retournait chez
lui et s'allongeait sur son lit en se
demandant comment il parviendrait à manger
les jours suivants. »
A bientôt,
Heloise et Thomas Lebouc